Posted avril 16, 2014 by Cash gamer in actualité casino
 
 

Secteur de Casino en France : le casino de Cabourg ne constitue pas une exception

Le casino de Cabourg, en Basse-Normandie, ne fait pas partie des pires casinos en France. Il s’affiche même parmi les meilleurs établissements de la région. Cela ne lui a toutefois pas permis de connaître une hausse de sa fréquentation et de ses résultats en 2013. Pire encore, le casino pourrait être vendu. Explications.

Partouche pourrait s’en séparer

Le casino de Cabourg fait partie de l’Empire, si l’on peut encore utiliser ce terme, Partouche. Et comme on le sait déjà, ce groupe se trouve dans une situation financière très délicate. En octobre dernier, il a obtenu, auprès du tribunal du commerce de Paris, un plan de sauvegarde, une procédure qui s’étendra jusqu’au mois de mars. À l’issue de ce plan, la justice décidera du sort des 49 casinos, des 120 restaurants et des 21 établissements hôteliers du groupe. En attente de la fin de cette procédure, Partouche a déjà cédé plusieurs de ses actifs belges en ne citant que le casino de Knokke.

Selon des rumeurs qui courent actuellement, le groupe français envisage de se séparer du casino de Cabourg. Pour rappel, il était le seul acteur qui a répondu à l’appel à candidature de délégation de service public de la ville. On peut donc croire à la véracité de ces rumeurs. D’autant que l’établissement fait partie des casinos français qui ont connu plus de 4 % de baisse de produit brut de jeux en 2013. Entre début 2014 et fin 2013, c’est seulement en 2012 que le casino ne s’est pas trouvé dans le rouge. Au cours de cette période, les pertes cumulées sont estimées à 3 millions d’euros.

Le pire évité en 2013 grâce à la restauration

Comparé aux autres établissements de la région, le casino cabourgeais s’en sort plutôt bien avec une baisse de 5,5% dans un contexte économique défavorable. En effet, la majorité des casinos de cette partie de la France ont connu une baisse de PBJ dépassant les 6%. Le pire a pu être évité grâce à la restauration et la possibilité de jouer au casino. C’est la seule activité de l’établissement qui a enregistré une hausse en 2013. Le dirigeant actuel devra donc miser plus sur cette activité s’il ne souhaite pas revoir le casino dans le rouge au cours de l’exercice 2014.

Après plusieurs années de résultats négatifs, Stéphane Gilquin, le directeur de l’établissement, sur demande du président du directoire du groupe Partouche, a négocié une réduction de la part fixe du loyer en 2012. Le conseil municipal, n’ayant vraiment pas d’autres choix, a ramené cette part de 400 000 à 100 000 euros. Actuellement, le casino acquitterait 150 000 euros à la commune pour l’occupation des murs. À cette somme sont adjoint les 10% du produit brut de jeux, la taxe foncière et diverses obligations d’animation. Malgré la réduction de la part du loyer fixe, la baisse du produit brut de jeux n’a pu être évitée en 2013. La commune serait-elle encore prête à alléger ses conditions ? Difficile d’y croire.


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